Association Franco-Hongroise d'Occitanie

Agenda Culturel Hongrois

  • Keleti Agnes, la doyenne des champions olympiques d'origine hongroise, a 100 ans

    Agnes Keleti, doyenne des champions olympiques : un siècle de vie

      Laurent Vergne par Laurent Vergne - EUROSPORT - 09/01/2021

    Elle a survécu à l'Holocauste, a été sacrée aux Jeux de 1952 et 1956 en gymnastique, a émigré en Israël. La Hongroise Agnes Keleti, doyenne mondiale des champions olympiques, fête ses cent ans ce samedi.

    Si certains destins forcent l'admiration, certaines dates, elles, donnent le tournis. 9 janvier 1921. L'Europe se relève à peine du conflit le plus meurtrier de son histoire. Sinistre record que la Première Guerre Mondiale ne conservera pas longtemps. 1921. L'année du procès Landru. De la commercialisation du N°5 de Chanel. De la sortie du troisième tome d'A la recherche du temps perdu de Proust, Le côté de Guermantes. Un temps trop lointain pour la mémoire, qui n'appartient qu'à l'histoire.

    9 janvier 1921. A Budapest nait Agnes Keleti. Premier souffle d'une vie romanesque, qui fera d'elle une survivante. Ce samedi 9 janvier 2021, elle fête ses 100 ans. C'est la championne qu'elle fut que l'on célèbre, mais plus encore la femme qu'elle est encore. Agnes Keleti est la plus vieille championne (ou ne serait-ce que médaillée) olympique encore en vie. Et pas n'importe laquelle. Elle a décroché dix médailles aux Jeux, dont la moitié en or.

    Une légende du sport, donc, même si dans sa discipline, ladite légende a parfois davantage salué Larissa Latynina, la merveille soviétique aux 18 médailles, record qui a perduré plus de quatre décennies jusqu'au XXIe siècle et Michael Phelps, ou l'incomparable Nadia Comaneci. Reine de l'Olympe, Keleti aura été bien plus que cela et son histoire personnelle, si tourmentée, rend presque miraculeuse son passage à un âge à trois chiffres. Lire la suite 

    Voir la vidéo 

    Ágnes Keleti2021 01 09 keleti inside 02

    Lire la suite

  • Championnat du Monde de dégustation à l’aveugle

    Le 10 octobre dernier nous avons eu l'honneur de participer au championnat du monde de dégustation de vin à l'aveugle qui a eu lieu dans le Château Smith Haut Lafitte dans le bordelais.

    Le Championnat du Monde de dégustation à l’aveugle est organisé par la Revue du vin de France, sous la supervision de Philippe de Cantenac et en partenariat avec le Château Smith Haut Lafitte, Le Champagne Ayala, Wine&co.com, Le Syndicat de Châteauneuf-du-pape, Bonfilswines, Spiegelau, la cave de Tain, Château Capet Guillier, Coravin, Le Syndicat de Pessac Léognan, Lavinia, Valade et Transandine.

    Entre les 18 pays qui venaient chercher la coupe, nous nous sommes retrouvés aux  cotés des Chinois, Russes, Américains, Italiens, Espagnols et Français. Après l'ouverture de 12 bouteilles de différents vins du monde (blanc ou rouge, effervescents ou vin de desserts), il fallait deviner le cépage dominant, le pays d'origine, le producteur et l'année de la production. Autant dire très très difficile...!

    L'équipe hongroise a terminé à la cinquième place, à seulement 4 point du podium (sur 110)...... La France a défendu son titre de Champion du monde.

    Une très belle journée en très bonne compagnie, une grande expérience, des vins d'exception dans une haute terre viticole !

     

     

  • La hongrie gourmande - Salon Vins et Terroirs - Toulouse - ANNULE

    Toulouse - Salon Vins et Terroirs 21éme édition2020,

    Parc des Expositions de Toulouse

    Les horaires:

      Vendredi  Novembre : 11h00 - 21h00       

      Samedi   Novembre & Dimanche  Novembre : 10h00 - 19h00

    Les tarifs :

      Tarif normal : 5.50€

      Tarif détenteur de la Carte Pastel Tisséo : 4€ sur présentation d'un justificatif

      Gratuit pour les - de 10 ans Lieu : Parc des Expositions de Toulouse

    Plus des infos : Salon Vins et Terroirs

    Des entrées gratuites seront mises à disposition par Csoka. 

  • « Le surréalisme, le surréel dans le réel » et l’utopie

    Simone Debout et André Breton Correspondance (1958-1966) suivi de « Mémoire. D’André Breton à Charles Fourrier : La révolution passionnelle » et de « Rétrospections »

    Les Editions Claire Paulhan viennent de publier la correspondance inédite de Simon Debout et André Breton suivie des écrits de Simone Debout.  Ce livre précieux a été présenté à la Librairie Tschann à Paris – et c’était une révélation avec la participation de la philosophe Simone Debout, très vivante avec ses 100 ans, prête à expliquer les grandes idées fouriéristes.

    « Fourier je te salue du Grand Cañon du Colorado ... » – c’est aux Etats-Unis que Breton écrit l’Ode à Charles Fourier, c’est là qu'en exil il tombe sur des livres de Fourier.  Loin de l’Europe et de la guerre, de la France sous l’occupation, il trouve que le projet d’Harmonie serait un rêve qui n'aurait rien d'irréel.  Hommes, femmes et enfants composeraient leurs désirs avec les mouvements de la Nature, selon toutes les variantes du « mouvement passionnel » - voici le rêve des Surréalistes mis en acte sur toute la terre.  Ému et enthousiaste, Breton écrit l’Ode à Charles Fourier durant un voyage en Arizona agrémenté d’un séjour chez les indiens Hopi qui suivent une cosmologie vivante en correspondance avec les plantes et les astres animés.  En cette terre idyllique du « peuple de la paix » Breton voit un contraste avec « l’Europe prête à voler en poudre » et découvre la vision puissante de Fourier pour la libération de l’humanité.  La nouvelle industrie créera l’abondance nécessaire à l’harmonie et donc la possibilité de transformer la vie des travailleurs.  Comme l’évoque Simon Debout dans son Mémoire : « c’était un double bonheur de découvrir Fourier et de rencontrer Breton » – dit-elle.  A part quelques tentatives en Europe, c’est d’avantage aux États Unis que des projets de communautés fouriéristes ont été réalisés, dont on retrouve les traces au Texas et ailleurs.

    Des rencontres improbables et historiques attirent notre attention dans ce volume : « En ce temps là je ne connaissais que de vue [Fourier] » – écrit Breton, qui en passant autrefois par des boulevards extérieurs y avait remarqué la statue de Fourier.  Mais la statue du boulevard de Clichy fut mise à la fonte en 1942 par le gouvernement de Vichy pour alimenter la machine de guerre du IIIe Reich.

    C’est grâce à une rencontre improbable devenue emblématique que l’œuvre de Fourier presqu’oubliée revit.  André Breton et Simone Debout, venus de milieux différents, se sont rencontrés : enchaînements de causalité.  Mais leur convergence est improbable et mystérieuse – pense Simone Debout.  Tous les deux étaient passionnés de Fourier, et c’est en poursuivant la correspondance publiée dans ce volume que nous découvrons comment Breton désigne Simone Debout pour faire fleurir « le bel arbre de Fourier » une seconde fois.  Si Fourier doit être interrogé passionnément, comme on interroge Rimbaud, « c’est à vous qu’il le devra, il y va, à mes yeux, de l’avenir du monde » - écrit Breton.

    Ce livre savamment composé réunit les échanges de lettres entre Simone Debout et Breton, avec une introduction de Florent Perrier (c’est à lui et à Agnes Chekroun que nous devons une annotation de grande qualité) suivis du Mémoire et des Rétrospections de Simone Debout.  La typographie et le choix des images, photos, dessins fac-similés de lettres et de couvertures de revues rares sont remarquables.  

    Simone venait d'un milieu universitaire : elle a étudié puis enseigné la philosophie.  Ce n’était quand même pas un parcours conventionnel, car elle a fait de la Résistance pendant la guerre, et a édité avec son futur mari Les Allobroges, un journal clandestin pour le Dauphiné. Depuis qu'elle était lycéenne elle a milité et participé à la rédaction de journaux clandestins – au début en 1941 avec Sartre, plus tard en 1944 avec son futur mari.  C’est lui qui a choisi en premier le pseudonyme Debout.  Elle était prédestinée à continuer ses recherches selon les trois maximes indispensables d'après Breton : « comment transformer le monde » avec Marx et « changer la vie » avec Rimbaud, puis « refaire de toute pièce l’entendement humain » avec Fourier – toutes trois évoquées dans la préface du livre.

    Coïncidences ? Simone Debout a écrit sa thèse dédiée à Fourier au moment où l'Ode à Fourier de Breton venait être éditée. Alors ils se rencontrent et cela devient une amitié qu’ils cultivent : à commencer par leur travail commun sur les publications.  À travers la correspondance nous assistons à la genèse des premières publications de Simone, éditées ou encouragées par Breton, comme pour EROS ( l’Exposition inteRnatiOnale du Surréalisme ) sur la psycho-sociologie de Fourier.  Puis elle continue tout au long de sa vie à éditer l’intégral des œuvres de Fourier, dont certains manuscrits sont découverts par elle, comme le Nouveau Monde amoureux.  Elle revoit également des manuscrits érotiques de Fourier, car dans les éditions antérieures ils étaient censurés.  Dans ce petit livre prestigieux est cachée une confession de la philosophe sur ses « trouvailles, rencontres et désirs : Des coïncidences merveilleuses ; » sur l’atelier de Breton rempli d’objets magiques et sur leur enthousiasme commun pour Charles Fourier qui libère dans son Utopie en Harmonie « toutes les formes aussi changeantes que le désir, aussi variées que les êtres aimés. »  Son « mouvement passionnel » vers les autres, la nature, l’univers – devient une actualité brûlante, comme de nos jours celle des fléaux, du changement climatique, des catastrophes dites naturelles.  Simone Debout parcourt l’histoire des idées révolutionnaires socialistes ; les déceptions, les erreurs d’aiguillage : ce n’est que lentement que s’améliore le sort des humains.

    A travers la correspondance nous suivons la vie intellectuelle de l’époque, le débat autour des surréalistes. Des pensées de Fourier nous arrivons dans une lettre de Simone Debout aux actualités de l’année 1959 riche en enseignements : « La fraîcheur de Fourier alors et encore me paraît irremplaçable – et ses critiques, sa rage créatrice. De Gaulle va jouer son jeu. Il faudra le critiquer. Les partis communistes et socialistes, eux sont à réinventer. C’est parce qu’on ne peut plus croire en eux que de Gaulle est si largement plébiscité. »

    Jusqu’à ses derniers instants Breton a appelé à la mémoire et à l’espoir d’une transmission, d’un lien entre des œuvres surréalistes et tout ce qu’elles prédisaient, au delà des défaites répétées, au souvenir aussi des triomphes même éphémères des utopies révolutionnaires du XIXe siècle ... « Rappelez-vous cela, rappelez-vous bien tout » – ce titre cite les mots de Breton notés et édités par Radovan Ivsic - qui l’a accompagné jusqu’à ses derniers instants avant la mort.  C'était un ami d’origine croate. Mais nous apercevons de nombreux artistes originaires de l’Europe Centrale et Orientale autour de Breton.  Dans le livre sont reproduits de beaux dessins de Dimitri Varbanesco.

    Ajoutons que toute une pléiade de poètes hongrois sont partis pour Paris et sont liés aux surréalistes, dont certains ont commencé à écrire des poèmes surréalistes en français. Mais pour diverses raisons ils sont retournés en Hongrie. De grands peintres hongrois ont été davantage marqués.  Le peintre Rozsda s’est installé au Bateau Lavoir – Péter Esterhazy lui a dédié un beau texte pour son vernissage en le nommant « le premier surréaliste hongrois ».

    Ce beau livre fera le bonheur des lecteurs par ces temps éprouvants – serait-il temps de penser à réaliser quelques idées à la mémoire de Fourier... ?  Trois siècles d’histoire de la pensée grâce à Breton, et en ce début du 21ème siècle, grâce à Simone Debout.    

    Éva Vámos

     

     

  • Semmelweis (Tóth Endre, 1939)

    Tóth Endre filmje új szín a korabeli magyar film műfaji palettáján. A kísérletező kedvű fiatal rendező egyéves magyarországi pályája során kémfilm és krimi után ezúttal az életrajzi filmmel, ennek is a Hollywoodban virágzó alfajával, az orvosfilmmel próbálkozott sikerrel. Lendületesen, drámai erővel, időnként horrorfilmi hatáselemeket is alkalmazva mutatta be a gyermekágyi láz okát és ellenszerét felfedező zseniális magyar orvos, az idén 200 éve született Semmelweis Ignác küzdelmes életét és 47 éves korában bekövetkezett tragikus halálának körülményeit. Semmelweis alakját a Nemzeti Színház művésze, Uray Tivadar alakította nagy beleéléssel. Bár a korabeli kritika által felmagasztalt játéka mai szemmel néha kissé túlzónak tűnik, sokoldalú színészi képességét bizonyítja, hogy a film 1952-es újabb változatában Semmelweis ellenfelét formálta meg hitelesen.

    Miről szól?

    Semmelweis Ignác, a bécsi klinika tanársegédje aggodalommal figyeli, hogy a klinikán szülő anyák közül sokan meghalnak gyermekágyi lázban. Elhatározza, hogy megfejti a titokzatos fertőzés titkát, de amikor rájön az egyszerűnek tűnő megoldásra (kézmosás, klóros fertőtlenítés), az orvostársadalom nem akar hinni neki.

    Mitől különleges?

    A Semmelweis a 30-as, 40-es években még kevésbé elterjedt életrajzi film műfaját honosította meg Magyarországon: részeges, másnaposan fetrengő egyetemista éveitől elméjének elborulásáig mesélte a világhírű orvos történetét. A műfajok között szabadon közlekedő 

    Tóth Endre a vígjáték, a melodráma és a horror árnyalatait is kidomborítja a történetben.

    Eleinte a kabarétréfáktól sem riad vissza (a kalapba töltött, majd fejre öntött sör), Semmelweis életébe egy be nem teljesült szerelem melodrámáját is belefűzi, majd ahogy kiközösíti őt az orvostársadalom, úgy a film is elkomorodik.

    A Semmelweis képi világát nagymértékben meghatározta a magyar operatőrök keresztapjának számító Eiben István látásmódja, aki a korabeli átlagnál hosszabb jeleneteket komponált. A főszerepet a Nemzeti Színház művésze, Uray Tivadar játszotta, aki pályájának kezdetén egy évig orvosi tanulmányokat is folytatott. Gesztusai mai szemmel nézve kissé már túlzóak, de a film sikeréhez hozzájárul szenvedélyes előadásmódja.

    Érdekesség, hogy Semmelweist a filmben következetesen Nácinak hívják, amely akkoriban az Ignác közkedvelt becézése volt. Az Ignaz elterjedt név volt a Hitler fő bázisának számító Bajorországban is, ebből alakult ki Hitler hatalomra jutása után a nemzetiszocialisták gúnyneve, a náci, amely a köznyelvben eredetileg „parasztot”, „bunkót” jelentett.

    Hogyan készült?

    A Hollywoodban Andre de Tóth néven ismertté vált Tóth Endre íróként, vágóként kezdte pályafutását Budapesten. A 30-as évek elején Korda Sándor asszisztenseként dolgozott Londonban, de megfordult a német filmgyártásban is. Élettörténetét számos legenda színezi. Első rendezéséhez állítólag úgy jutott, hogy Babits Mihály filmrendezőként mutatta be egy producernek. Amikor megkérdezte Tóthot, hány filmet forgatott eddig, azt válaszolta, nullát – de a producer azt hitte, viccel.

    Tóth magyarországi karrierje rövid volt, de termékeny. Egy év alatt – 1939-ben – öt filmet forgatott: a Toprini nászt, az 5 óra 40-et, a Két lány az utcán-t, a Hat hét boldogságot és a Semmelweist, amelynek bemutatója már átcsúszott 1940 januárjára. Az 1938-as zsidótörvények miatt sok alkotó nem dolgozhatott tovább a filmszakmában, így ezekben az években több új rendező jutott lehetőséghez. Tóth filmjei elsősorban téma- és műfajválasztásukban hoztak újdonságot a magyar filmbe: a Toprini nász a kémfilm, az 5 óra 40 a krimi, a Semmelweis az életrajzi film műfaját tette népszerűvé.

    1940-ben, a Semmelweis után Angliába ment – sokáig úgy vélték, a közelgő világháború elől menekült oda, de ezt a feltételezést ő maga cáfolta egy 1988-as interjúban, a zsidótörvények mögötti igazságtalanságokat nevezve meg távozása okául –, ahol megint Korda Sándor mellett dolgozott, majd Hollywoodba emigrált. Főként kisköltségvetésű B-filmeket, westerneket, noirokat, krimiket rendezett, szikár stílusban, keserédes életfilozófiával. Tóth nevéhez fűződik az első sikeres 3D-s film (A viaszbabák háza, 1953), és állítólag ő adta Charles Bronson művésznevét is, amikor a Bronson Canyonban forgattak (Bronsont eredetileg Charles Buchinskynek hívták). Bár nem lett sztárrendező Amerikában, a szakma mindig elismerte: többek között Tarantino és Martin Scorsese is rajong a munkáiért.

    Hol a helye a (magyar) filmtörténetben?

    Semmelweis Ignác azok közé a magyar hírességek közé tartozik, akit mindegyik politikai rendszer a zászlajára tűzhet, és akiről bárki forgathat egy nagy ívű életrajzi filmet. A Horthy- után a Rákosi-rendszerben is készült róla film (Bán Frigyes, 1952), amely a kommunista ideológia követelményei szerint materialista, proletár előforradalmárrá színezte át az orvos alakját. Tóth filmje ezzel szemben a saját korából csak a stiláris követelményeknek hódol be, az ideológiainak nem – így került például két dalbetét is a Semmelweisbe, amely akkoriban rendkívül gyakorinak számított.

    Egy emlékezetes jelenet

    Semmelweis felfedezi a gyermekágyi láz ellenszerét, Tóth Endre és Eiben István pedig tanúbizonyságot tesz expresszionista stílusérzékéről. A teátrális jelenetben Semmelweis magával a Halállal diskurál (az asztalán heverő koponya), a vihar az ő lelkében dúló érzelmeket személyesíti meg. Ahogy később mondja: „Eddig gyilkos voltam, de mától orvos leszek.”

    Soós Tamás

  • Anti-virus moral : quand Iván Fischer et ses musiciens (Orchestre du Festival de Budapest) se portent au secours des personnes confinées

    Jdb

    Le 20 mars dernier avait été prévu, comme chaque année, un petit-déjeuner de presse par Iván Fischer dans l´appartement de son enfance, face à l´Opéra de Budapest. Réunion bien évidemment annulée… Que nous aurait-il dit ? Il serait vain de le supputer… Peut-être l´annonce, malgré de sévères coupures budgétaires, d´une reprise partielle des interventions de l´Orchestre „hors les murs” pour aller au-devant des jeunes et des enfants, mais aussi des moins favorisés (autistes, personnes âgées, malades) ? Et nous annoncer une prochaine version de cette rencontre dansante organisée chaque année en juin pour fêter l´été sur la place des Héros de Budapest en présence d´enfants roms venus de toute la province („Tértánc”) ? Bien sûr, tout cela devant être annulé ou reporté, du moins pour le moment.

    Outre les concerts annulés „en ville”, Iván Fischer et ses musiciens ont également dû renoncer dans l´immédiat à deux tournées en Italie et en Espagne (précisément les pays les plus touchés). Était également prévu, pour ce qui nous concerne plus directement, un concert Dvořák-Beethoven avec leur ami András Schiff en soliste pour le 19 mai à la Philharmonie de Paris (1). Concert largement rôdé, puisqu´il avait été donné entre autres devant les publics de Londres et de New York, plus chanceux que nous, recueillant un accueil triomphal (le mot n´est pas de trop).

    Des concerts qui devront donc être remboursés, précisément au moment où la formation du chef hongrois s´est vu couper près de la moitié de sa subvention par les Pouvoirs publics… Et avait déjà été contrainte, bien avant l´apparition du virus, de renoncer à des tournées (pays baltes) et à ses concerts gratuits en province. Mais il en faut davantage pour les freiner. Bien au contraire ! Jugeons-en !

    Ne pouvant se réunir au complet en raison des risques causés par la pandémie, les musiciens de l´Orchestre ont décidé, soutenus en cela par leur chef, de se réunir chaque soir en formations réduites pour interpréter à huis clos des œuvres de musique de chambre filmées et retransmises en direct sur les réseaux (internet, facebook). Ce que Fischer appelle ses „Soirées de Quarantaine” („Karanténesték”). Ceci pour offrir un petit lot de consolation à leurs concitoyens confinés chez eux.  Ce qui les oblige donc eux-mêmes à sortir chaque soir de chez eux. Mais les aide aussi sans aucun doute à tenir et ne pas perdre le pli (2).

    Certes, ce type de diffusion s´est répandu un peu partout depuis la propagation du virus, notamment dans les milieux de la musique et du théâtre. Mais à notre connaissance sur la base d´enregistrements et non en direct.

    Une preuve de plus, si besoin en était, de ce souci du chef et de ses musiciens de se porter au service de leur public, mais aussi, par la magie des notes, de procurer soutien et compagnie à celles et ceux qui, isolés chez eux, en ont largement besoin.

    Un hommage devait leur être ici rendu.

    Pierre Waline

    (1): également (probablement) annulée, une soirée prévue au Théâtre des Champs Élysées le 29 avril par la soprane Emőke Baráth en compagnie de Philippe Jaroussky.

    (2): tous les soirs à 19h45 sur le site bfz.hu et sur la page Facebook (BFZ-Budapest Fesztiválzenekar). Également disponible sur ces sites: le programme de ces soirées. Les lecteurs qui souhaiteraient soutenir l´Orchestre par des dons trouveront également sur ces sites une page dédiée aux dons: „adomány”. 

  • Révolutions de février-mars 1848 : Hongrois et Parisiens solidaires

    Jdb

    Ce 15 mars, les Hongrois commémorent le début de la Révolution menée en 1848 contre l´occupant autrichien. Mouvement qui se muera en Guerre d´Indépendance. Guerre qui, après plusieurs mois d´âpres combats, se soldera au cours de l´été 1849 par la capitulation des troupes hongroises.

    Que se passa-t´il donc à Pesth en ce 15 mars 1848 ? A l´appel du romancier Jókai et du poète Petőfi, la jeunesse se rassembla dans un premier temps devant le Musée National où Petőfi déclama son fameux poème „Lève-toi, Hongrois, la Patrie t´appelle!” („Talpra magyar!”). Puis fut lue et imprimée une liste de revendications en douze points. La foule terminant la journée en se rendant à la prison centrale pour en libérer les détenus politiques. Cédant dans un premier temps, l´empereur Ferdinand V allait par la suite revenir en arrière et rejeter le programme élaboré par Lajos Kossuth. Entre temps avait été mis en place un gouvernement provisoire conduit par le comte Batthyány. Un mouvement qui allait bientôt se heurter à des difficultés internes, notamment face au séparatisme affiché par la communauté croate. Suivit une véritable guerre d´indépendance où les troupes hongroises (les fameux „honvéds”), non sans avoir remporté quelques victoires éphémères, allaient se voir écrasées par les troupes impériales auxquelles s´étaient ralliées les troupes du tsar accourues au secours du jeune François-Joseph, monté entre temps sur le trône. Une capitulation (août 1849) qui fut suivie d´une impitoyable répression au cours de laquelle fut procédé à une centaine d´exécutions dont celle de l´ensemble des généraux et du comte Batthyány. Dès lors, la Hongrie fut traitée en pays soumis.

    Ce même 15 mars, à mille lieues de Budapest, des délégations étrangères se rendaient à l´Hôtel de Ville de Paris pour exprimer leur soutien à Lamartine et aux Parisiens, sortis victorieux de la Révolution. Dont une délégation hongroise. Parmi eux deux personnalités marquantes. Le dramaturge Károly Hugó et l´acteur-écrivain Lajos Dobsa. Tous deux avaient activement soutenu la Révolution de Février. Dobsa n´ayant pas hésité à se joindre aux combattants parisiens et à monter sur les barricades. Tous deux par ailleurs amis de Liszt qui leur avait apporté son soutien.

    C´est Hugó qui avait, dans un premier temps, suggéré l´idée de se rendre en cortège auprès du gouvernement provisoire. Projet aussitôt approuvé par son ami Dobsa qui fut élu par ses compatriotes Président de la délégation. Hugó se voyant confier la rédaction d´une adresse de félicitations destinée à être remise à Lamartine. La date choisie fut celle du 15 mars. Pur hasard, nos amis étant loin de se douter de ce qui allait se dérouler en Hongrie. Parti dans l´après-midi de la place Vendôme, le cortège rassemblait les trois cents Hongrois de Paris, précédés de deux drapeaux aux couleurs nationales, revêtus de leurs costumes nationaux. Drapeaux qu´ils inclinèrent au passage devant la statue de Napoléon pour se rendre ensuite par les boulevards à l´Hôtel de Ville où ils furent reçus par les membres du gouvernement provisoire. Au fur et à mesure que le cortège avançait la foule parisienne se joignit à eux pour les acclamer au son de la Marseillaise et du Szózat (1).

    Par la suite, le jeune Dobsa retourna en Hongrie pour s´y joindre aux combattants. D´abord réfugié à Berlin, Hugó put finalement regagner son pays, bénéficiant d´une amnistie.

    Un épisode généralement méconnu, et pourtant éloquent, qui méritait d´être ici évoqué. Un soutien qui, près d´un siècle plus tard, allait se voir renouvelé, sur une toute autre échelle et dans des conditions autrement plus dramatiques, avec la participation de nombreux Hongrois dans les mouvements de la Résistance française.

    En ce 15 mars, nous nous devions de mentionner leur souvenir et d´exprimer notre reconnaissance envers leur mémoire.

    Pierre Waline

  • 8 mars : célébrons-les, trop vite et injustement oubliées….

    Jdb

    Le rôle des femmes dans la musique

    Souvenez-vous, c’était en septembre 1982. La nouvelle fit alors sensation dans le monde de la musique : une femme venait, sur proposition de Karajan, rejoindre les musiciens de la Philharmonie de Berlin. Une phalange qui, depuis les cent ans de sa fondation, avait été l´apanage exclusif des hommes. L´heureuse élue - car son embauche avait été mise aux votes : une violoniste venue de Suisse, Bettina Sartorius (1). La Suisse, son propre pays où sa candidature s´était vue sèchement rejetée par les membres de l´Orchestre de Zurich, outrés à l´idée d´accueillir une femme dans leurs rangs. Et oui ! Depuis, les temps ont fort heureusement changé et l´on ne compte plus de formation où les femmes ne soient traitées en égales des hommes (2).

    Sans parler des musiciennes solistes qui, depuis longtemps déjà, se sont montrées au moins à la hauteur de leurs collègues masculins. Rien que pour le piano, la liste en serait trop longue à dresser, de Clara Haskil et Annie Fischer à Hélène Grimaud en passant par Martha Argerich, Elisabeth Léonskaïa ou encore Maria-João Pires, et mille autres. Sans parler de ces jeunes talents (au féminin) que l´on voit de plus en plus fréquemment se produire dans nos salles de concert.  (Une tendance récente, par contre, ces jeunes femmes „cheffes d´orchestre”, de plus en plus nombreuses.)

    Le phénomène n´est pas nouveau. Il nous suffira de citer le nom de Clara Schumann, pianiste alors fêtée dans toute l´Europe, à l´époque plus célèbre que son mari. Encore que son cas fut pratiquement unique en un temps où les jeunes filles étaient reléguées au salon sans autre ambition que celle de se trouver un mari, si possible fortuné. Je mets ici à part le monde de l´opéra qui connut jadis ses divas (Pasta, Malibran, Viardot), mais relevant davantage du culte de la star.

    Un milieu qui serait peut-être plus intéressant à aborder : celui des compositrices. Mis à part tout au plus trois ou quatre noms, que sait-on d´elles ? Et pourtant…. Un inventaire dressé par Wikipedia en dénombre une centaine, mais depuis l´origine des temps et en trichant un peu. Peu importe, au demeurant, le nombre. Ce qui nous intéresse davantage est ici de les apprécier pour la qualité de leur production et de nous interroger sur le type de compositions qu´elles nous ont laissées.

    Pour les Français, deux noms viendront immédiatement à l´esprit : Germaine Tailleferre, membre du Groupe des Six, et Lili Boulanger (sœur de Nadia), prématurément disparue à l´âge de 24 ans. Cette dernière qui étonna son monde lorsqu´elle remporta en 1913 le Prix de Rome, au point que, la Villa Médicis ne disposant que de chambres pour garçons, elle dut aller se loger en ville ! (Séjour interrompu par la guerre.) Si l´on remonte dans le temps, deux autres noms nous viendront encore à l´esprit : Clara Wieck, épouse de Robert Schumann et Fanny Mendelsshon, sœur de Félix.

    Et pourtant… Qui connaît le nom de Cécile Chaminade (1857-1944) ? Appréciée entre autres par Saint-Saëns et Chabrier, que Bizet, qui l´appelait „son petit Mozart”, encouragea à se présenter au Conservatoire. Cécile Chaminade qui nous a laissé non moins de 170 opus… Autre nom à citer, la pianiste Louise Farrenc (1804-1875) auteure d´un concerto, de trois symphonies et de nombreuses œuvres de piano et de musique de chambre. Dont Berlioz lui-même, dans un article consacré à l´une de ses ouvertures, fit l´éloge. Puis, en remontant un peu dans le temps, la pianiste Hélène de Montgeroult (1764-1836), très en vogue à l´époque, qui nous a laissé de nombreuses sonates pour piano forte. Que son biographe Jérôme Dorival, qualifie – de façon peut-être excessive - de „maillon manquant entre Mozart et Chopin”. Également pianiste virtuose, sa presque contemporaine, la Polonaise Maria Szymanowska (1789-1831) qui composa des pièces pour piano. Admirée par Chopin, impressionné par un piano « universel capable d'imiter le violon de Paganini ou le chant de Giuditta Pasta „.

    Nous pourrions encore remonter dans le temps pour citer enfin Elisabeth Jacquet de la Guerre (1665-1729) qui composa de nombreuses pièces et sonates pour clavecin et violon-clavecin, qui lui valurent les louanges du roi. Pour le reste, nous nous arrêterons là. Les quelques partitions antérieures connues étant généralement le fait de religieuses écrivant pour les seuls besoins immédiats des offices et non à prendre comme de véritables compositions.

    A mettre également de côté, cette multitude de petites pièces vite couchées sur le papier par ces dames de la haute société pour agrémenter leurs soirées musicales ou simplement pour leur propre plaisir. Telles ces charmantes pièces et länder pour piano à quatre mains dues aux comtesses hongroises Félicie et Franciska Széchényi (dont il existe un fort bel enregistrement). Ou encore ces petits lieder innocents couchés sur le papier par Alma Mahler. (3)

    Bon, mais qu´en est-il du style ? Peut-on parler chez ces femmes d´un style particulier ? Une question à laquelle il serait bien difficile de répondre.  Pour notre part, ce que nous constatons, en écoutant par exemple le trio ou les Romances de Clara Schumann, est d´y trouver, certes, l´empreinte de son mari, mais avec une touche de grâce et de charme, bref de féminité, en plus. Également empreintes de grâce et de charme, les mélodies composées par la sœur de Félix Mendelssohn (4). Mais jusque-là, à de rares exceptions près, toutes sont pratiquement restées confinées aux domaines de la musique instrumentale et de la musique de chambre. Pour la suite, tout allait changer avec des œuvres de plus grande dimension, abordant le genre symphonique, voire l´opéra. Œuvres sur lesquelles, faute de les avoir entendues, nous ne pourrons nous prononcer. Nous nous fierons néanmoins à ce qu´en disent les critiques. De Lili Boulanger : „Son talent délicat et poétique perpétue la tradition du romantisme français, à la limite de l´impressionnisme”. Et de Germaine Tailleferre, dont Cocteau comparait la musique à des pastels : ”Sa musique est agréable, spirituellement moderne et féministe.” (5)

    De Clara Schumann et Fanny Mendelssohn à Lili Boulanger et Gemaine Tailleferre, il était donc juste qu´un hommage leur soit enfin aujourd´hui rendu.

    Pierre Waline

    (1): face à douze concurrents masculins... A propos de Karajan, une occasion pour tordre ici le cou à la réputation qui lui est souvent faite d´homme froid et hautain. Ceci après avoir lu ses Souvenirs où il nous est apparu au contraire sous un jour humain, plus que chez certains de ses collègues…

    (2): une exception: la Philharmonie de Vienne où il semble que l´on soit resté encore très machiste.

    (3): à citer au passage: la reine Marie-Antoinette, paraît-il excellente musicienne, qui avait une prédilection particulière pour la harpe.

    (4): Fanny Mendelssohn littéralement adulée par son jeune frère qui ne lui survécut que de quelques mois.

    (5): Theodore Baker, Nicolas Slonimskí „Dictionnaire biographique des musiciens” (Robert Laffont).

  • L’art contemporain s’invite au Műcsarnok (Halle de l’art)

    Jdb   Quel délicieux mélange que celui d’appréhender l’art contemporain dans un musée plus que centenaire ! Les meilleurs jeunes artistes de Hongrie investissent, jusqu’au 19 avril, les salles du Műcsarnok de Budapest.

     

    L’exposition réunit les œuvres des vingt-six lauréats – choisis parmi plus de deux cents candidats - de la bourse Derkó 2020. Ils recevront pendant un an 200.000 forints (l’équivalent de 600 euros) pour leur permettre de se consacrer pleinement à leur art. Cette distinction d’Etat, qui porte le nombre du peintre et artiste graphique Gyula Derkovits, est un prix très prestigieux pour les jeunes artistes hongrois. La visée de ce dispositif, créé en 1955, est avant tout de fournir aux jeunes pousses un apport financier afin qu’ils et elles n’aient pas à travailler en parallèle de leur activité créatrice. Une étape des plus considérables dans leur intégration du monde artistique. La renommée de la bourse Derkó attire aussi l’attention des historiens de l’art, des galeristes et des collectionneurs.

    Les vingt-six étoiles montantes de la scène artistique hongroise ont été sélectionnées par un jury professionnel, nommé par le ministère des ressources humaines. Après des délibérations difficiles, ils ont récompensé cette année encore, des œuvres innovantes.

     

    Des incontournables sculptures et peintures aux performances vidéo en passant par des photographies, plus ou moins engagées, la recette d’une exposition dense et captivante est parfaitement respectée. Car ce n’est pas seulement une vingtaine d’œuvres qui y sont présentées, mais autant d’installations artistiques contemporaines, abstraites comme concrètes. 

     

    Sans parcours prédéfini, l’exposition laisse les visiteurs totalement libres. Libres de découvrir les créations à leur rythme et dans l’ordre qu’ils souhaitent. Libres de donner ou non un sens à ces œuvres qui les invitent à la réflexion et à l’interprétation. 

     

    Le coup de cœur de la rédaction

     

        Le trio de têtes de femmes sculptées par Szabó Menyhért est, au premier regard, intrigant. L’artiste y mêle le classique et le moderne. Il réinterprète le thème classique, à la fois dans son approche et sa forme et dans son utilisation des matériaux. Ainsi, il s’inspire des sculptures helléniques et romaines. Un côté résolument moderne est associé à ces têtes féminines, par leurs couleurs vives et leur matière qui semble proche du caoutchouc. Les visages sont comme effondrés sous leur propre poids, comme une beauté démystifiée par la déformation. Bien évidemment, libre à chacun de proposer sa propre interprétation.

     

    Manon Martel

  • 5 sites hongrois à visiter absolument

    Jdb

    Nous avons sélectionné pour vous 5 sites hongrois à visiter absolument.

    Vous êtes un expatrié en Hongrie et aimeriez en apprendre davantage sur ce pays? Ou vous êtes simplement intéressé par la culture hongroise? Nous avons sélectionné pour vous 5 sites hongrois à visiter absolument. Ils abordent des thématiques variées, qui conviendront à tous les goûts. Actualités, cuisine, histoire… Parcourez-les selon vos centres d’intérêt!

    1. Origo : toute l’actualité hongroise

    Origo est un site d’informations hongrois, lancé en 1998 par des journalistes de Magyar Telekom. Il propose des articles en libre accès et vous pouvez également souscrire un abonnement pour accéder à davantage de contenus. Attention, sachez que ce site est en hongrois uniquement.

    2. Study in Hungary : un concentré d’informations sur la Hongrie

    Vous cherchez un site informatif sur la culture, l’histoire et la vie en Hongrie? Visitez donc le site «Study in Hungary». Avant tout destiné aux étudiants, il est également intéressant pour toute personne souhaitant s’installer dans le pays. Il vous offre de nombreuses informations présentées de manière synthétique : une véritable mine d’or pour un nouveau résident!

    Vous y apprendrez entre autres :

    • Les grandes lignes de l’histoire hongroise.
    • De multiples aspects culturels, politiques et économiques.
    • Les possibilités d’études en Hongrie.
    • La vie dans le pays (formalités administratives, transports, cuisine, médias, contacts d’urgence, monnaie, etc.)

    3. Kaszinó : des heures de divertissement en ligne

    Si vous voulez vous divertir sur un site hongrois, vous pouvez visiter le site de kaszinó. Il offre une grande sélection de jeux de casinos en ligne, avec des thèmes et des designs particulièrement attrayants. Machines à sous, jeux de table et autres jeux classiques ou plus originaux : il y en a pour tous les goûts!

    De plus, de nouveaux jeux sont régulièrement proposés, afin que vous puissiez profiter de belles nouveautés. Pour bénéficier de nombreuses heures de divertissement sur un site hongrois, visitez donc ce casino online. Vous pourrez y jouer en euros ou en forints, selon vos préférences.

    4. Anya főztje : pour les amateurs de gastronomie

    Ensuite, les gourmands seront ravis de découvrir des recettes typiquement hongroises sur le site «Anya főztje» (littéralement «La cuisine de maman») de Wise Lady.

    Derrière ce blog de cuisine se cache une maman hongroise, qui partage des recettes traditionnelles de son pays. Elles vous sont proposées en hongrois, mais sont aussi disponibles en anglais sur son second site: «Hungarian Cook».

    5. Hungarian Literature Online : zoom sur la littérature hongroise

    Enfin, la Hongrie offre une littérature riche. Vous en aurez un aperçu sur le site Hungarian Literature Online (HLO), qui met à l’honneur des auteurs contemporains.

    À travers des revues littéraires, des interviews et des portraits, vous plongerez dans la littérature hongroise d’aujourd’hui. Sans pour autant en oublier ses racines les plus anciennes.

    Visitez tous ces sites pour vous imprégner véritablement de la culture hongroise!"

  • Le corps confiné, la culture aère l’esprit

    Jdb    En ces temps de confinement, les propositions d’offre culturelle en ligne défilent sur Internet. Nombre d’institutions de culture proposent désormais leurs services en ligne. En France, le président Macron a insisté le 16 mars dernier sur l’importance et l’opportunité de se cultiver et s’instruire durant cette période particulière. Il s’exprimait sur France 2 : « Retrouvez aussi ce sens de l’essentiel. Je pense que c’est important dans les moments que nous vivons. La culture, l’éducation, le sens des choses est important ». Le ministre de la culture Franck Riester, lui-même infecté par le Covid-19, a mis en place un dispositif inédit : #Culturecheznous. Ce site internet fait découvrir les richesses du patrimoine culturel français grâce aux ressources publiques vidéo, audio ou encore photo. De la danse à l’archéologie en passant par des spectacles et musées, il y en a pour tous les publics. Une chose est sûre, vous ne tournerez plus en rond dans votre appartement, maison ou jardin.

    Au-delà des mesures prises par les pouvoirs publics afin de garantir un accès à la culture pour tous les citoyens, les artistes s’engagent aussi. Eloignés des salles de spectacles fermées, Jean-Louis Aubert, M ou encore Chris ont donné leurs concerts en direct sur Facebook. En Hongrie aussi, les artistes se mobilisent pour inciter les gens à rester chez eux. Dans ce sens, l’humoriste András Péter Kovács a réalisé un clip musical partagé sur YouTube.

    La rédaction a établi pour vous une liste, non exhaustive, des offres culturelles françaises et hongroises à retrouver en ligne.

    Visiter virtuellement les musées nationaux 

    Au lieu de monter la colline conduisant au château de Budapest et à la Galerie nationale hongroise, les curieux peuvent se rendre directement sur le site internet de la Galerie. L'exposition intitulée « Variations sur le réalisme - de Munkácsy à Mednyánszky » peut être visitée virtuellement.

    L’incontournable musée du Louvre ouvre également ses portes virtuellement. La salle des Antiquités égyptiennes, l’exposition « Figures d’artistes », le Louvre médiéval ou encore la Galerie d’Apollon n’auront plus de secrets pour vous.

    Des concerts comme si vous y étiez

    Le Budapest Festival Orchestra se produit tous les soirs à 19h45 sur son site internet et sur sa page Facebook, pour donner un peu de baume au cœur à tous les confinés accros aux salles de concerts.

    Dans la même veine, le site Arte Concerts met à disposition plus de 600 concerts de musiques classiques comme actuelles.

    Des podcasts pour (re)découvrir des figures du cinéma hongrois et français

    C’est aussi le moment d’écouter tous les podcasts de France culture que l’on ne prend pas le temps d’écouter et de découvrir ou redécouvrir les parcours du réalisateur hongrois Béla Tarr dans « Béla Tarr, icône radicale du cinéma » sur France culture.  La radio publique propose également une émission sur l’actrice Anna Karina, disparue il y a quelques mois, dans « Anna Karina : ‘les actrices pendant la Nouvelle vague étaient très féministes’ ».

    Des classiques de la littérature française disponibles en ligne

    Si vous êtes confiné sans votre bibliothèque remplie de livres « à lire plus tard » vous pourrez tout de même avoir accès à de grands classiques grâce à La Bibliothèque numérique de TV5 Monde. Les livres sont téléchargeables gratuitement en format pdf.

    Voyager de son canapé c’est possible

    Découvrez le reportage « Budapest, la perle du Danube », d’Echappées Belles, pour voyager dans la capitale hongroise. Disponible sur YouTube.

    Si vous avez plutôt à cœur de découvrir la capitale française, regardez « Paris de place en place », Des racines et des ailes, également sur YouTube.

    Enfin, ces semaines de confinement sont aussi et surtout l’occasion d’enfin lire tous les articles du Journal francophone de Budapest qui vous intéressaient, mais que vous n’aviez pas eu le temps de lire !

    Manon Martel